L’alimentation des bovins

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L’alimentation des bovins

Message  cindy59000 le Sam 20 Sep - 1:43

Les bovins sont des herbivores. Cela signifie qu’ils se nourrissent de plantes. Les aliments des bovins d’élevage sont formulés avec soin car la productivité des troupeaux dépend en grande partie de la croissance des animaux ou, dans le cas des troupeaux laitiers, de la production de lait des vaches. Le coût des aliments représente une part appréciable du coût de l’élevage de sorte que, pour atteindre la rentabilité, les éleveurs doivent bien comprendre les principes de base de la nutrition et le processus digestif des ruminants; ils doivent aussi se procurer des aliments de bonne qualité et instaurer un régime alimentaire adéquat. Les ruminants incluent le bœuf, le mouton, le cerf et la chèvre. Le système digestif de ces animaux leur permet de digérer le fourrage, comme le foin et les types d’herbe riche en fibres (hémicellulose et cellulose). Le rumen est un grand estomac compartimenté.

Il existe des logiciels qui sont couramment employés pour établir les rations les moins chères possible tout en comblant les besoins nutritionnels des bovins. Le fourrage est aussi analysé en laboratoire pour en déterminer la valeur nutritive exacte. Ces mesures sont importantes, car même la différence entre la première et la deuxième récolte de foin, le type d’herbe, ou les variations géographiques et du sol peuvent avoir une forte influence sur l’équilibre alimentaire.

Bien que certains éleveurs concentrent leurs activités dans un domaine (vaches laitières, exploitation vache-veau, croissance-engraissement), les principes de base de la nutrition sont les mêmes. Les rations sont adaptées à l’âge, à l’état reproducteur, à la race, au gain de poids désiré, voire à l’environnement. Les méthodes d’alimentation varient selon que le troupeau est élevé pour la production laitière ou de viande. Tous les régimes alimentaires de base comprennent de l’eau fraîche, des protéines, des hydrates de carbone, des gras, des vitamines et des minéraux, qui sont combinés pour répondre aux besoins alimentaires du troupeau. Il faut veiller à ce que les animaux aient toujours un accès facile à de l’eau fraîche.

C’est l’apport énergétique des aliments qui représente la plus grande partie de leur coût. Exprimé en « unités nutritives totales », il provient de diverses sources, y compris des fibres contenues dans le fourrage, et des petites quantités d’huile et d’amidon que contiennent les céréales. Les protéines sont un autre élément coûteux de la ration, et l’apport des aliments en protéines est quantifié en « taux de protéines brutes ». Certaines protéines sont transformées en acides aminés dans le rumen, tandis que d’autres sont décomposées dans les intestins. En général, les rations prémélangées contiennent des minéraux et des vitamines, et le taux de chaque élément peut varier selon le type d’alimentation, l’étape de la vie et l’environnement. Les macrominéraux sont ceux qui sont requis en grande quantité, tandis que les oligoéléments sont des minéraux requis en quantité infime. Le calcium, le magnésium et le phosphore sont essentiels à la santé et à la croissance des os et des muscles. Les vitamines A, D et E sont particulièrement importantes pour les bovins. Les animaux qui reçoivent des aliments à base d’ensilage ou riches en céréales ont particulièrement besoin des suppléments vitaminiques. La pâture et le foin frais sont les plus riches en vitamines.

Le principal composant de l’alimentation des bovins est le fourrage, riche en fibres, qu’il s’agisse de pâture, d’ensilage, d’ensilage préfané ou de foin. Les céréales comme l’orge, l’avoine et le maïs fournissent de l’amidon et des protéines. En général, pour améliorer leur digestibilité, les céréales sont grossièrement moulues et l’avoine est mise en flocons. Les composants moins importants de l’alimentation incluent les graines oléagineuses comme le colza et le soja. Ensemble, les céréales et le fourrage sont désignés par le terme « matières sèches », dont l’apport doit être maximisé chez les vaches laitières. Pendant sa période de production laitière maximale, une vache consomme environ 22 kg de matières sèches par jour, et elle doit boire beaucoup d’eau, soit environ 200 litres si elle produit une quarantaine de litres de lait par jour!

Quand les vaches ne produisent pas de lait (vaches taries), l’apport calorique de leur ration est réduit afin de prévenir un gain excessif de poids. En général, quelques semaines avant de mettre bas, la vache reçoit une alimentation de défi qui aide à préparer son corps à absorber plus de céréales pendant la période de lactation. Cette ration est plus pauvre en calcium et en potassium que celle de la vache en lactation, afin de prévenir la parésie post-partum, qui se produit quand le taux de calcium chute abruptement au début de la période de lactation. Cette alimentation de transition aide la vache sur le point de mettre bas à continuer de bien manger quand elle passe à la ration de lactation. L’apport maximum de protéines et de céréales lui est fourni environ trois semaines après le début de la lactation. La production maximale de lait survient entre deux et trois mois après le début de la période.
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