Le polyomavirus chez les perroquets

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Le polyomavirus chez les perroquets

Message  cindy59000 le Sam 20 Sep - 1:07

INTRODUCTION
Cette condition virale est très fréquente chez les oiseaux, particulièrement chez les jeunes non sevrés. Les espèces suivantes sont particulièrement sensibles à ce virus, bien que toutes les espèces aviaires y soient susceptibles. conures, grandes perruches, aras, électus, inséparables, perruches ondulées et calopsittes. C’est la maladie qui était anciennement connue sous le nom de MALADIES DES PERRUCHES ONDULÉES AU SEVRAGE.

Trois différents polyomavirus sont rapportés chez les oiseaux.

1.Un virus causant des lésions apparentées à des papillomes a été isolé de quelques pinsons européens (rare).

2.Un virus causant des lésions apparentées à des papillomes a été isolé d'un perroquet gris d'Afrique (timneh).

3.Maladie des perruches ondulées au sevrage. Virus causant un taux de mortalité élevé chez psittacidés, particulièrement au Canada et aux États-Unis. C’est la principale forme et celle dont nous allons traiter aujourd’hui.


TRANSMISSION
Des parents aux bébés lors des repas (régurgitation). La maladie peut donc se transmettre lors du gavage par l’éleveur si les seringues utilisées ne sont pas stérilisées entre chaque repas.

Le virus se propage dans les cellules épidermiques, particulièrement dans les follicules des plumes et peut se retrouver dans la poussière de plume. La voie respiratoire est suspectée.


INCUBATION
Les parents sont porteurs, ce qui signifie qu’ils peuvent donner la maladie, mais qu’ils ne la développent pas. La maladie se manifeste particulièrement chez de jeunes oiseaux au système immunitaire immature et qui vivent une situation stressante: sevrage, voyage etc.

SIGNES
Abdomen distendu.
Absence de malformation du duvet.
Croissance retardée des plumes de la queue et des contours.
Déshydratation.
La région cloacale est souillée d'urine plutôt que de fèces.
La peau peut devenir rougeâtre.
Mortalité.
Le jabot est souvent plein (ce qui démontre que la condition survient de façon aiguë).

Le taux de mortalité peut varier de 25-100 % chez les jeunes à risque qui sont exposés.


COMMENT DÉTERMINER SI MON OISEAU EN EST ATTEINT, OU S’IL EST PORTEUR?
Des tests très sensibles sont maintenant disponibles et peuvent être effectués par votre vétérinaire. Ces tests sont habituellement effectués de routine chez les bébés démontrant des signes de maladie. Il est fortement recommandé de tester les parents ayant eu des bébés qui sont morts en bas âge.

TRAITEMENT
Il n’existe malheureusement aucun traitement contre cette terrible maladie.


PRÉVENTION

Il est importante de cesser la reproduction pour un certain temps; éliminer les sujets atteints, ou tout au moins ne plus les reproduire.

Suivre des mesures d’hygiène très sévère. Désinfection de tous les ustensiles entre chaque animal. Se laver les mains entre chaque oiseau. Nettoyage et désinfection de l’environnement.

Séparer les reproducteurs qui n’ont jamais produit de bébés anormaux de ceux qui ont connu des problèmes.

Éviter tous contacts avec d'autres élevages. Fermer son élevage.

Vaccination. Des études récentes ont démontré que les mesures préventives mentionnées précédemment associées à un programme de vaccination rigoureux, permettent le contrôle de cette maladie dans les élevages.

N’oubliez pas que le virus est très stable et qu’il peut persister dans l’environnement pendant plusieurs mois. Il a déjà été retrouvé dans les conduits d’aération d’animaleries !
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