Vêlage normal

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Vêlage normal

Message  cindy59000 le Sam 20 Sep - 23:21

Une bonne gestion du vêlage fait partie intégrante d’un élevage bovin florissant. Il est important d’obtenir des veaux en santé, et de protéger la santé de la vache pour qu’elle puisse avoir d’autres veaux. Un manque de vigilance pendant la période du vêlage risque de se solder par des pertes financières, car parfois la mise bas est difficile (dystocie), alors qu’une intervention précoce peut éviter des complications au veau et à la mère. Les génisses, c’est-à-dire les vaches qui n’ont jamais vêlé, sont plus sujettes à la dystocie.

Les vaches laitières gravides sont taries, pour qu’elles cessent de produire du lait, et leur ration est ajustée de manière à prévenir la parésie post-partum (fièvre du lait). Cette affection se produit quand le taux de calcium sanguin chute au début de la période de lactation; elle peut avoir des conséquences graves. Quand le vêlage approche, c’est-à-dire environ trois semaines avant la date prévue pour la mise bas, la vache est séparée des autres animaux et on lui donne une ration plus riche. Les génisses sont habituellement placées dans un endroit particulièrement facile d’accès de façon à permettre une étroite surveillance de la mise bas. Les enclos de maternité doivent être secs, bien ventilés et recouverts d’une litière confortable, comme de la paille. Les enclos individuels sont préférables, mais les enclos contenant quelques vaches peuvent être satisfaisants s’ils sont bien entretenus. En général, les vaches donnent naissance à un seul veau, et parfois, à des jumeaux.

Chez la vache, le vêlage normal est considéré comme comportant trois étapes.

Avant le vêlage, la vache subit des changements hormonaux qui l’aident à se préparer à la naissance. Durant les quelques semaines qui précèdent le vêlage, le veau se retourne dans l’utérus et, normalement, il se présente tête première, les pattes antérieures repliées sous le menton et le dos en haut, de sorte que son abdomen et ses pattes reposent sur la paroi utérine inférieure. Les ligaments autour des voies génitales, dans le pelvis, se relâchent pour permettre une plus grande souplesse des voies génitales. Dans le pis, les glandes lactifères commencent à s’activer et se préparent à produire du lait. Le jour qui précède la mise bas, la température de la vache descend d’environ un degré Celsius, et son appétit diminue. La durée de la première étape peut varier considérablement, de trois heures chez une vache qui a déjà vêlé, jusqu’à trois jours chez une génisse. La vache trouve un coin tranquille, elle tourne en rond et frappe le sol de ses sabots; elle semble agitée. Elle peut se donner des coups au ventre et se tourner pour le regarder, puis se coucher et se relever. Pendant de courtes périodes, elle peut arquer le dos et lever la queue. Les glandes mammaires laissent échapper du lait. Le bouchon cireux qui fermait l’utérus pendant la gestation est évacué; l’entrée des voies génitales est ouverte. Le veau s’engage dans les voies génitales et on peut apercevoir la membrane amniotique.

La deuxième étape dure normalement une heure ou moins, mais elle peut se prolonger jusqu’à quatre heures dans le cas d’une génisse. La vache peut perdre un liquide aqueux lorsque la membrane amniotique se rompt. C’est l’étape difficile de la mise bas, où les contractions utérines atteignent leur pleine intensité et où le veau franchit les voies génitales. La vache peut se reposer pendant de brefs moments, entre les poussées. Normalement, quand le veau naît, la vache s’empresse de le lécher, ce qui incite le veau à respirer, à se lever et à téter.

La troisième étape est celle de l’évacuation du placenta. Si la vache portait des jumeaux, il y a deux placentas à évacuer. L’évacuation survient généralement dans les heures qui suivent la naissance. Si le placenta n’est toujours pas évacué entre 12 et 24 heures après la naissance, on dit qu’il y a rétention du placenta, auquel cas le vétérinaire doit intervenir.

L’ingestion du premier lait (colostrum) est essentielle au bien-être du veau. En général, le veau a besoin de boire quatre litres de ce lait particulier, riche en calories et en anticorps maternels qui protègent le veau contre les infections. Le veau doit boire le colostrum dans les 12 heures après sa naissance car, après ce délai, ses intestins absorbent moins bien l’élément protecteur du colostrum.

Il est important de protéger le veau contre le froid. Souvent, le fermier l’assèche avec une serviette et, s’il fait froid, il installe une lampe chauffante. Il vérifie aussi que le placenta a été évacué et il nettoie l’ombilic avec un germicide. S’il détecte du mucus ou du liquide dans les narines du veau, il s’empresse de les nettoyer pour que le veau puisse respirer librement.
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