Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)

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Encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)

Message  cindy59000 le Sam 20 Sep - 23:07

Qu’est-ce que l’ESB?

L’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou « maladie de la vache folle » est une maladie fatale évolutive du système nerveux des bovins. Il s’agit d’une encéphalopathie spongiforme transmissible ou EST. Voici quelques autres EST : tremblante du mouton, encéphalopathie des cervidés chez les wapitis et les cerfs et maladie de Creutzfeldt-Jakob chez les humains. La cause exacte de l’ESB est inconnue, mais cette maladie est associée à la présence d’une protéine anormale appelée prion. On ne connaît actuellement ni traitement ni vaccin contre la maladie.

Pourquoi les médias accordent-ils une telle importance à l’ESB?

Les scientifiques britanniques ont donné à entendre qu’une nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, signalée en Grande-Bretagne au cours des dernières années, pourrait être causée par l’exposition des humains à l’ESB. Les victimes de la souche de cette maladie ont tendance à être plus jeunes que normalement. C’est pourquoi les médias ont accordé une importance si grande à l’ESB.

L’ESB existe-t-elle au Canada?

À ce jour, seuls deux cas d’ESB ont été diagnostiqués au Canada. En 1993, le premier cas d’ESB mettait en cause une vache de boucherie importée de Grande-Bretagne en 1987. La carcasse de l’animal ainsi que le troupeau dont elle provenait ont été détruits et le gouvernement fédéral a immédiatement pris des mesures supplémentaires pour contrer tout risque d’infection du bétail canadien. Le second cas, visant une vache de boucherie, a été déclaré le 20 mai 2003. L'animal a été condamné au moment de l'abattage de sorte que sa carcasse n'a pas été autorisée à suivre la filière de l'alimentation humaine. Même si plus de 2 700 animaux ont été détruits lors de l'enquête, aucun autre cas d'ESB n'a été décelé. Au Canada, l’ESB est une maladie à déclarable obligatoire depuis 1990.

Signes et symptômes de l’ESB

L’ESB est une maladie inhabituelle parce que l’intervalle qui s’écoule entre le moment de l’exposition d’un animal et la manifestation des signes cliniques varie en moyenne entre trois et six ans.

Les animaux atteints d’ESB peuvent montrer un certain nombre de symptômes différents, dont de la nervosité ou un comportement agressif, une posture anormale, un manque de coordination ou de la difficulté à se lever de la position couchée, une baisse de la production de lait et une perte de poids, malgré une hausse d’appétit. Ces symptômes peuvent durer de deux à six mois, avant que l’animal ne succombe à la maladie.

Transmission de l’ESB

Les scientifiques sont d’avis que le foyer d’infection de l’ESB en Grande-Bretagne est dû à l’ajout de produits protéiques de ruminants (bovins, moutons, chèvres, cerfs, wapitis, bisons) à l’alimentation des bovins. Cela s’est produit à la fin des années 1970 et au début des années 1980. La situation a été aggravée parce qu’il était pratique normale à cette époque de donner à manger des produits d’équarrissage de bovins abattus à d’autres bovins. La protéine liée à l’ESB est résistante aux méthodes normales d’inactivation comme la chaleur. Cela signifie qu’elle ne sera pas nécessairement détruite par le processus d’équarrissage et qu’elle pourra rester active dans le matériel équarri. En 1988, la Grande-Bretagne a interdit l’utilisation des produits d’équarrissage dans les aliments du bétail, éliminant de ce fait de la chaîne alimentaire du matériel qui risquait d’être contaminé. Par conséquent, depuis l’hiver 1992-1993, le nombre de cas d’ESB signalés en Grande-Bretagne a baissé progressivement. Par ailleurs, d’autres méthodes possibles de transmission font encore l’objet d’enquêtes scientifiques.

Diagnostic de l’ESB

Il n’existe pas d’épreuve pour diagnostiquer l’ESB chez les animaux vivants, même si un diagnostic provisoire peut être établi en fonction des signes cliniques. Le diagnostic ne peut être confirmé que par examen microscopique du cerveau à la mort de l’animal.

Que fait l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) pour empêcher l’entrée et l’établissement de l’ESB au Canada?

Le Canada, ainsi que de nombreux autres pays, ont pris des précautions afin d’empêcher l’introduction et la propagation de l’ESB. Voici certaines de ces mesures :

Création d’un programme de surveillance qui prévoit que les cerveaux des bovins subissent des épreuves de dépistage de la maladie.

Depuis 1997, le Canada interdit de donner à manger des produits protéiques d’équarrissage de ruminants (bovins, moutons, chèvres, bisons, wapitis, cerfs) à d’autres ruminants.

Désignation de l’ESB comme maladie à déclaration obligatoire de manière à ce que tout cas suspect d’ESB soit déclaré à un vétérinaire fédéral.

Création du Programme canadien d’identification du bétail pour les bovins et les bisons, qui permet de suivre les déplacements de chaque animal, du troupeau d’origine à l’abattoir.

Contrôle de l’importation des produits dont l’évaluation révèle un risque élevé d’introduction de l’ESB au Canada. Le Canada ne permet l’importation de ruminants vivants et de leur viande et produits de viande que des pays qu’il considère indemnes d’ESB. Le Canada procède également à des contrôles à l’importation supplémentaires visant les produits et sous-produits animaux provenant de pays où des cas d’ESB ont été confirmés chez les animaux indigènes. Ces produits animaux sont évalués au cas par cas, et leur importation peut être autorisée si l’on juge qu’ils ne posent pas de risque d’introduction de l’ESB.

Le Canada n’a pas importé d’Europe de farine de viande et d’os de ruminants pour l’alimentation du bétail depuis plus d’une décennie. En décembre 2000, l’ACIA a suspendu l’importation de produits d’équarrissage de toutes espèces et de tout pays que le Canada ne reconnaît pas comme étant indemne d’ESB.

Il est important de signaler que l’absence déclarée d’ESB dans un pays ne reflète par nécessairement de manière précise le risque que présente l’importation de viande ou de produits de viande de ce pays pour plusieurs raisons. Premièrement, en raison de la longue période entre le moment de l’infection d’un animal par l’ESB et l’apparition des signes cliniques de l’ESB, cette dernière peut être signalée dans un pays après que de nouvelles mesures de contrôle aient été appliquées. De surcroît, la maladie peut ne pas être signalée de manière exacte dans tous les pays, ce qui rend difficile l’évaluation du risque d’importation de produits de ces pays. Le Canada évalue constamment les données scientifiques à l’échelle internationale au fur et à mesure de leur publication, et modifie ses politiques au besoin en fonction de ces nouveaux renseignements.

Que peuvent faire les éleveurs de bovins de boucherie et de bovins laitiers?

Si vous observez un animal qui montre n’importe quel symptôme de l’ESB, communiquez avec votre vétérinaire ou avertissez votre bureau de district de l’ACIA qui figure dans les pages bleues (services gouvernementaux) de votre annuaire téléphonique.

Vérifiez soigneusement vos sacs d’aliments du bétail afin de veiller à ce qu’ils ne portent pas d’étiquette avec la mention suivante : « Ne pas donner à manger aux bovins, aux moutons, aux cerfs ni aux autres ruminants ». Un tel aliment contient des matières interdites pour les ruminants.

Si vous mélangez des aliments à votre exploitation, veillez à ne pas mélanger des aliments pour non-ruminants (chevaux, porcs, volaille etc.) à un aliment pour ruminants.

Si vous élevez des ruminants et des non-ruminants à votre exploitation ou si vous y mélangez vos propres aliments du bétail, conservez toutes vos factures d’aliments du bétail.
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